Tout produit
qui après avoir été fabriqué, touché ou utilisé perd de sa valeur pour la
personne qui le possède.
Le niveau
économique de chacun va conditionner la valeur que l’on donne à chaque chose et
le plus ou moins long usage que l’on va en faire.
Le concept de
déchet, est donc très relatif, puisque on peut considérer déchet quelque chose
qui ne l’est pas pour le voisin.
Et l'évacuation
de nos déchets pose problème d'autant plus que les quantités ne cessent
d'augmenter.
De tous les
résidus produits dans la ville, ceux qui sont le plus en relation avec notre
propre consommation, sont ceux que l’on trouve dans notre sac poubelle.
Dans les 50 dernières années, la
technologie moderne est parvenue à tripler la production céréalière mondiale et
malgré cela plus d’1 milliard de personnes souffrent de la faim, 30 millions en
meurent chaque année.
L’explosion démographique a surpeuplé la planète
avec 6 milliards de personnes et une augmentation annuelle de 95 millions,
alors que la surface cultivable est en train de se réduire avec la progression
du désert.
Obtenir que la population mondiale se stabilise et
qu’elle se nourrisse convenablement est sans aucun doute le grand défi de notre
planète.
L'agriculture intensive est aujourd'hui fortement
remise en question et ce n'est pas sans raison. Dégradation du paysage et du
sol, procédés contestables de culture et d'élevage, mondialisation et
appauvrissement de pays déjà en difficulté, mais aussi risques alimentaires
réels.
Derrière cette agriculture
intensive se cachent des enjeux économiques énormes, et le marché mondial est
contrôlé par les grandes industries de l'agrochimie, propriétaires des
herbicides, des pesticides et des semences.
Dans la mesure ou nous obtenons les aliments de la
terre, l’agriculture et l’élevage sont la base de notre culture, notre
civilisation.
Tout au long du 20eme siècle, les
agriculteurs/agricultrices des pays industrialisés se sont lancés dans la
course folle de la productivité, en ayant recours, chaque fois un peu plus à
l’usage de machines agricoles et de carburant, d’engrais chimiques, de
pesticides…C’est la « Révolution verte ».
Ces systèmes intensifs de production ont contribué
à améliorer notre niveau de vie, cependant le revers de la médaille est peu
brillant : sols dégradés, eaux contaminées, perte de la biodiversité,
aliments avec des résidus dangereux pour notre santé.
La globalisation impose ces modèles de production
intensive à l’ensemble de la planète, et de nombreux agriculteurs sont
dépossédés de leur terre et se voient obligés à émigrer vers la « terre
promise ». Cette situation provoque la perte de la vie rurale et sa
culture, la pauvreté et la faim dans le monde.